Growth Hacking, la nouvelle stratégie qui fait décoller votre startup à la vitesse de l’éclair

Growth Hacking peut se traduire en français par « piratage de croissance ». Il est devenu une partie à part entière du jargon marketing moderne et business des startups.
Le Growth Hacking passionne et dérange en même temps. Les marketeurs old school s’arrachent les cheveux : les idées disruptives des Growth Hackers les rendent fous, tout comme la croissance insolente de certaines start-ups. En avez-vous déjà entendu parler ? Pourtant c’est ce qui se fait de mieux actuellement pour prendre de l’envol dans votre activité sur la toile. D’où viennent ces business qui apparaissent du jour au lendemain alors qu’ils étaient encore inconnus il y a peu de temps ? Comment font-ils pour réaliser ce tour de passe-passe ingénieux, et quelles peuvent bien être les stratégies et les tactiques auxquelles ils ont recours ? Ce succès est tout simplement dû aux techniques de growth hacking qui sont largement plébiscitées aujourd’hui…

Un buzzword ou un véritable concept marketing

Le terme de growth hacking fut essentiellement utilisé à l’origine pour décrire des stratégies marketing de développement utilisées par des start-ups de l’économie digitale. Le terme de growth hacking défini de cette manière est beaucoup plus un buzzword qu’une stratégie marketing. Il est souvent accolé à des entreprises ayant rencontré le succès très rapidement. Mais le terme de growth hacking est cependant plus novateur et correspond davantage à une « nouvelle discipline marketing » lorsqu’on l’entend dans un sens proche du hacking informatique. Dans ce cas, il s’agit d’utiliser des techniques ou astuces « informatiques » dénommées « hack » pour obtenir des résultats marketing notables avec un investissement souvent très réduit. Une technique permettant de récupérer des adresses email professionnelles qualifiées à partir de Linkedin peut par exemple être considérée comme une technique de growth hacking. Les techniques de scraping, les faux comptes sociaux et l’automatisation des tâches sont également souvent utilisées dans le cadre du growth hacking. Dans ce contexte, les techniques de growth hacking peuvent souvent être à la limite de la légalité ou de la déontologie.

Le Growth Hacking, c’est quoi au juste ?

Ce concept résonne de plus en plus fort aux oreilles sans que l’on sache toujours de quoi il s’agit. La réponse n’est pas simple. Pour le définir rapidement, on utilise très souvent des expressions à la fois pertinent et insuffisant. Tous les Growth Hackers ou les « experts » du Growth hacking diront que le Growth Hacking est un état d’esprit, avant d’être un ensemble de techniques, d’outils et de savoir-faire, avant d’être un ensemble de pratiques et de techniques, souvent non conventionnelles, utilisées pour assurer la croissance rapide d’un service ou d’un produit.

  • Le Growth Hacking a pour objectif la croissance rapide, exponentielle si possible, d’un produit ou d’un service. Dans « Growth Hacking », il y a « Growth ».
  • Le Growth Hacking utilise tous les moyens pour arriver à ces fins – la croissance. Des moyens non conventionnels parfois à la limite de la légalité ou de la « décence ». D’où le terme « Hacking » contenu dans « Growth Hacking ».

Beaucoup plus qu’un marketing expérimental

Le Growth Hacking est avant tout une affaire de start-ups. Le Growth Hacking a été conçu par et pour les start-ups technologiques, d’où son lieu de naissance, en plein cœur de la Silicon Valley chez Dropbox. Les experts de ce type de marketing ont pour job, d’accroître le plus rapidement possible la base d’utilisateurs pour l’entreprise.
Exemple : vous êtes une start-up qui propose une solution d’automatisation de campagnes de messageries par les réseaux sociaux tout à fait innovante. Vous êtes sûr que les gens vont adorer, mais se pose la fameuse question : comment faire connaître le service ? Le Growth Hacker, c’est la personne qui va chercher (par quels moyens ? nous ne le savons toujours pas) à faire connaître votre service. Soit, concrètement : à augmenter le nombre d’utilisateurs de manière significative.

 

Pourquoi les start-ups technologiques ?

Les start-ups n’ont souvent pas beaucoup de ressources financières au tout début de leur activité. Elles ont donc rarement les moyens de s’offrir des campagnes publicitaires et marketing classiques. Le Growth Hacker doit être rémunéré, bien sûr, mais les actions qu’il réalise ont généralement un coût tout à fait gérable. Un Growth Hacker permet à une start-up de grandir sans grossir, en quelque sorte.
Ensuite, le fonctionnement d’une start-up est presque toujours basé sur le modèle acquisition – monétisation. On ne monétise pas avant d’avoir fait un gros travail d’acquisition. Ce n’est pas toujours vrai, bien entendu, mais globalement c’est comme ça que ça fonctionne. L’objectif d’une start-up est tout d’abord de construire une base d’utilisateurs fidèles suffisamment importante pour, après, commencer à monétiser.
Le Growth Hacker a donc pour mission : d’optimiser les « metrics AARRR » (L’acquisition, l’activation, la rétention, le referral et bien sûr le revenu) par tous les moyens.

Growth Hacker dans tout ça : carte d’identité d’un profil atypique

En général, un métier se définit par un ensemble de savoir-faire, de pratiques et de compétences. Par exemple, un boulanger est une personne qui sait faire du pain et qui, pour faire du pain, utilise des procédés bien identifiés. Or, le Growth Hacking se plie très difficilement à la logique de la fiche-métier.
Le Growth Hacking ne se définit pas par des moyens et des outils, mais par un objectif : faire de la croissance rapidement, faire croître le nombre d’utilisateurs, peu importe les moyens utilisés pour parvenir à cette fin.
Les Growth Hackers sont tous des autodidactes. Ils ont appris sur le tas, en ayant tout de même à la base une formation soit en marketing ou en informatique. Car oui, le Growth Hacker est loin d’être idiot. On peut le comparer à une sorte de braconnier du web ou de génie, selon l’appréciation qu’on s’en fait. La liste des compétences que doit posséder à un Growth Hacker est potentiellement illimitée. En voici quelques-unes (liste non exhaustive) : SEO, culture web, social marketing, psychologie sociale et anthropologie (pour être en mesure de calculer les attentes du public et les habitudes des gens), analyse des data, statistiques, emailing, développement, etc.
Les compétences d’un Growth Hacker, comme on le voit, tournent finalement principalement autour du (web) marketing et de l’informatique. D’un Growth Hacker à l’autre, les compétences peuvent être très différentes.

Par contre, le trait commun à tous les Growth Hackers, en plus de leur objectif imperturbable de croissance, est d’ordre « humain » ou comportemental. Le Growth Hacker est non-conformiste, créatif, plein d’idées, prêt à tout et en même temps capable de se remettre continuellement en question. Un Growth Hacker sait apprendre de ses erreurs et ne pas s’entêter quand quelque chose ne fonctionne pas.
Si vous avez idée de développer votre startup technologique, courrez rapidement chercher votre Growth Hacker. Les braconniers du web, ça sert aussi.

Roland GBEGAN

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